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Mission SAN JUAN du Rio Neveri

le Dim Juin 11 2017, 17:24
DESCRIPTIF SOMMAIRE

La mission San Juan est un établissement religieux fondé en 1659 par le père jésuite Mantequilla, adepte de la colonisation pacifique prônée par Las Casas un siècle plus tôt.
Elle est située dans la Province de Nouvelle Andalousie à 15 lieues au ponant de Cumana, au confluent du Rio Neveri et d’El Arragua en amont des vestiges moribonds de Nueva Barcelona.

L’établissement est sous l’autorité du gouverneur de la Nouvelle Andalousie, lui-même sous la coupe du Président de Saint Domingue obéissant au Viceroy de Neuve Espagne, Commis du  roi-planète, et lui doit tribut.


GENESE DE LA MISSION

Lorsque le père jésuite Mantequilla arriva en 1658 dans la région des cumanagatos, il entendit d'affreuses rumeurs sur des chasseurs d'esclaves, des pirates hollandais avides de sel et des colons catalans cruels. Les cumanagatos souffraient de la colonisation. Il entama alors un périple au cœur de la jungle afin de prendre contact avec ce peuple et de l'aider. Au bout de quelques semaines il parvint enfin à joindre un village Cumanagatos, la population était décimée, il ne restait qu'une ou deux familles. Le chef, un certain Ti-Ripu, était méfiant vis à vis du missionnaire ; les catalans de la région n'ayant pas une bonne réputation ; mais au fur et à mesure de leurs conversations, il accepta la protection du jésuite et de son dieu. Quelques mois plus tard, la première pierre de la mission San Juan était posée, et la famille de Ti-Ripu accueillie au sein de ses futurs murs.

La mission San Juan fut donc fondée en 1659, à l'initiative du père jésuite Felipe Mantequilla et de ses deux compagnons, père Esteban et père Luiz. Dès le départ la mission avait vocation de refuge pour les populations amérindiennes de la région, en proie à la violence des colons européens.  Le père Mantequilla s'est vite rendu compte que son action était nécessaire, dès que les premiers indiens sont arrivés de leur plein gré.

Très vite la mission est également devenu un havre de paix pour les indiens mais aussi pour les exclus et autres bannis européens.  En effet, sous la protection d’Ines, fille de Juan de Viedma Carvajal, gouverneur de Nouvelle Andalousie, la mission abrite désormais quelques infortunés des sphères aristocratiques ou de la basse société, le gouverneur n'osant pas contredire sa propre fille.

Comme pour d'autres missions, les jésuites laissent les indiens exploiter la terre aux alentours en échange de leur participation à la vie de la mission, aux leçons de catéchisme et à la messe.

En 1660, le père supérieur Mantequilla meurt de vieillesse, le père Esteban est choisi pour être le nouveau père supérieur.

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Re: Mission SAN JUAN du Rio Neveri

le Lun Juin 12 2017, 00:31
PENSIONNAIRES EUROPEENS EN JANVIER DE 1661



Le père Supérieur Esteban
Ecclésiatique Rep 5, meneur né, nerfs d’acier

Jésuite très mystérieux, il reprend très vite la politique entreprise par Mantequilla, faisant parvenir à à la Martinique, à la Barbade et à St. Martin une lettre ouverte enjoignant les différentes autorités coloniales à respecter l’intégrité du territoire de la mission San Juan, dont la vocation est d’accorder le droit d’asile aux indiens et aux infortunés ; dans le respect du combat humaniste mené par Bartolomeu de Las Casas, un siècle plus tôt, pour sauver les populations amérindiennes de l’esclavage et de l’extermination.

Le récent incident, de l’année 1658, contre les indiens caraïbes de l’île de la Martinique a en effet dévoilé une situation critique. Le père Estéban regrette par ailleurs la participation des jésuites et des dominicains dans cette triste affaire, mais n’en dénoue pas pour autant ses liens ordinaux avec le Père de Huit.


Le père Luiz
Ecclésiastique Rep 4, courageux, traîne la patte

On le surnomme aussi Pepe Luiz, c'est un bon vivant, au passé trouble, il a rejoint les ordres assez âgé. On le dit confesseur de la fille du gouverneur, et très bon ami (plutôt compagnon de beuverie) d'un mercenaire espagnol récemment arrivé dans les colonies, un certains Bilboa ou Balboa.


L'intendant Rodriguo de Saluste
Civil Rep 3, avorton, poltron, traîne la patte

Un de ces infortunés ayant rejoint la mission pour fuir la sentence des colonies. Rodriguo est le troisième fils d'un troisième fils d'une grande famille coloniale espagnole. Personne de petite taille, il a eu fort à faire pour s'imposer dans le petit monde des élites. On prétend cependant que tout jeune homme il se serait fait immortalisé par un certain Velasquez lors d’un voyage en Espagne.


Rodrigo est néanmoins parvenu à devenir notaire et dépendant au jeu dans le même temps. Contractant de nombreuses dettes, il s'est accoquiné avec les mauvaises personnes, et le gouverneur Carvajal a vu rouge. Sous conseil  d’Inès, la ville du gouverneur, il a rejoint la mission où il s'est empressé de redémarrer une nouvelle vie. Les jésuites l'ont nommé intendant de l'exploitation temporelle. Il se charge de dresser des inventaires et de favoriser les transactions entre indiens et marchands passant par là.

Ainsi le 20 Septembre de 166, Faisant le tour de l'exploitation, le père Luiz voit passer au loin l'intendant Rodriguo. Interloqué par sa démarche quelque peu désordonnée, il l'observe attentivement. Le petit homme se déhanchait drôlement sur le pont du Rio Neveri, tout en mâchant énergiquement quelque chose. Il se dirige alors vers la rivière d'un pas rapide et se cala brutalement devant lui.
Les pupilles dilatées, le petit homme prit peur et avoua avoir quelque peu abusé des feuilles de cette drôle de plante que font pousser les cumanagatos. L'effet est sommaire, précisa t-il, mais cela le soulage de la chaleur étouffante de la jungle. Il ajouta par ailleurs, par inadvertance, se sentant plus en confiance qu'à l'accoutumé, que la vente de ces herbes lui rapportait gros au marché de Nueva Barcelona.
C'en était trop pour le père Luiz, il attrapa Rodriguo par l'épaule et le tira vers la chapelle voir le père supérieur. Ils allaient avoir une discussion sérieuse à propos de ces feuilles de coca et de leur vente.


Ordonnances de la coca promulguées par Philippe II en 1569

• Interdiction absolue, contrôlée par l’Eglise, de la coca pour les pratiques paÏennes.
• La coca est reconnue licite et même imposée pour les travailleurs forcés des mines.
• Sa culture est autorisée, mais limitée a trois ou quatre récoltes de 500 paniers de 20 livres de feuilles pour chacune des communautés indiennes soumises au tribut et aux corvées.
• La coca est acceptée pour acquitter le tribut, mais aussi pour le paiement des mineurs indiens. à raison d’une  livre hebdomadaire.


La grosse Dolores
civil Rep 3, tête dure

On sait très peu de chose sur elle sinon qu’elle est arrivée à Cumana vers 1655 aux bras d’un certain Calderon, soldat de son état qui fut tué et dépouillé lors de la descente des infâmes anglois du Capitaine Myngs en 1658. Demeurant sans le sous et contrainte à la pire déchéance  elle fut recommandé par Inès aux jésuites l'ont recueilli. Aujourd'hui elle s’occupe de garder les enfants en très bas âge des indiens travaillant les cultures. Les jésuites ne l'ont cependant pas admise dans les dépendances liées à la mission, en raison de son sexe.

Seul Rodriguo est parvenu à lui soutirer quelques secrets, le bougre la fait d'ailleurs chanter en échange de quelques prestations en nature. On sait néanmoins que la grosse Dolores est une ancienne maquerelle françoise, travaillant autrefois dans une colonie du bon Louis.


Peter van Den Brick
Contrebandier Rep 5,  bagarreur, traine la patte, vaine de cocu, local à la côte de Cumana

Etant donné certaines de leurs compétences, le père Esteban, sur les conseils du père Luiz voyant en lui un opportun compagnon de beuverie prière, n'a pas hésité à deux nouveau pensionnaires.

Ex capitaine contrebandier de la région, notamment dans le trafic de sel, il s'est converti au catholicisme afin d'épouser une veuve espagnole mais la nouvelle a fait scandale, aussi bien du coté hollandais qu'espagnol. Se faisant nombre d'ennemis il s'est empressé de mettre voile sur son flibot, le Stapels Zout, avec ses derniers fidèles, afin de se mettre au vert quelques temps  tout en gardant secrètement contact avec son espagnole. Malheureusement, le Stapels Zout fait naufrage vers El Morro, on ne sait toujours pas pour quelle raison. Il décide alors de se réfugier dans la toute récente mission San Juan, déjà réputée pour sa qualité de refuge. Il est accompagné de son dernier fidèle: Bernardo.

Van den Brick est un habitué des côtes du Vénézuela et en connaît les salines les plus reculées comme les plus fameuses, des Roques jusqu’à Punta Araya en passant par Isla Tortuga et le Rio Unare. On raconte même qu’il aurait ferraillé contre Joan Orpi en personne, fondateur de l’éphémère Nouvelle Catalogne à l’époque où il luttait contre les câpres. Mais tout cela est de l’histoire ancienne…quoique…

Seul homme de mer établi à la mission, il descend régulièrement le Rio Neveri pour se rendre à El Morro. Là,  il lui arrive de servir de pilote pour les navires se risquant dans le dédale « entre Borrache et Chimènes » pour quelque obscure raison…


Bernardo
Contrebandier Rep 3, long à la détente, œil de faucon

Ex contrebandier espagnol, fidèle compagnon sourd muet de van Den Brick, il a servi sous ses ordres quand ce dernier commandait le flibot Stapels Zout.  Ne sachant ni lire ni écrire il sait néanmoins fort bien compter. Il se dit que la surdité de Bernardo aurait un lien avec la  sirène d’El Morro, mais ce ne serait là que foutaises.

Toujours est-il que son mutisme arrange bien van den Brick, car propice à garder le secret sur ses escapades à la côte. Certains prétendent que le hollandais y va prier pour les âmes perdues de son équipage naufragé, mais d’autres sont convaincus qu’il y est tenu par un mystérieux pacte.
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Re: Mission SAN JUAN du Rio Neveri

le Mer Juin 14 2017, 18:03
VISITE DE L’ETE 1661


Suite à la missive du père Esteban envoyée à la Martinique, le père jésuite français Quinet, basé sur cette même $ile, vient à passer quelques semaines au sein de la mission San Juan. Ravi par ce qu’il y voit, il décide de réaliser un croquis de la mission à destination du père supérieur De Huit, mais se permet aussi de rédiger un court texte descriptif et élogieux dans son journal. Il y raconte que les Cumanagatos sont libres et protégés dans cet établissement, ils travaillent six heures par jour aux champs et aux cueillettes ; pour le reste du temps, ils pratiquent musique, artisanat d’art et promenades spirituelles. Une charte, écrite par le père Mantequilla, se doit d’être signée par indiens, européens, et clercs, et garantit l’harmonie entre les occupants.

Le croquis fait à main levée par le père jésuite Quinet :

A cette occasion le père Quinet s’improsa également cartographe sommaire:



PRODUCTION

La production principale de la mission est le maïs cultivé par les cumanagatos, elle est essentiellement vivrière, mais sert également à payer le tribut au roi. D’autres sources de revenus sont exploitées, certaines ressources issues de la chasse pratiquée par les indiens, mais aussi l’artisanat céramique placé sous la supervision du père Luiz.  

IL aussi notable que l'intendant Rodriguo ne cesse de presser les jésuites pour ouvrir une exploitation de sel dans l'une des lagunes avoisinantes, mais le père Esteban est catégorique, l’intérêt de la mission est de fournir un abri aux populations indiennes.

Chaque mois, le père Luiz, accompagné par l’intendant Rodriguo et quelques indiens apportent les fruits de la production de la mission sur le marché de Nuevo Barcelona. La ville étant à moitié désertée et peuplée de quelques catalans, les revenus sont rares, sauf quand un marchand passe par là.

Outre cela les cumangatos ne négligent pas leur culture traditionnelle de la Coca qu’il cultivent discrètement dans les collines de la Serrania del Interior à quelques lieues de la mission.


RELATIONS AVEC L’EXTERIEUR

Inès de Viedma Carvajal, fille du gouverneur de Nouvelle Andalousie, est la protectrice principale de la mission. On sait que le père Luiz était autrefois son confesseur. Le gouverneur, représentant du roi d’Espagne est le garant de la protection de la mission.

Mais le père Esteban, n’ayant que faire des luttes européennes et temporelles, n'a de cesse de tracter auprès des représentants des puissances la garantie de l’intégrité du territoire de la mission, véritable terre d’asile dans cette jungle sauvage et hostile.

Il est également bon de savoir que les relations avec les franciscains fondateurs de Cumana restent tendues, ces derniers tout bouffis de célébrer leurs messes dans là où la première fut célébrée en Tierra Firme le 27 novembre de 1515 par le frère Pedro de Cordoba, voient en effet d’un mauvais œil l’établissement des jésuites dans la province.

L'embouchure du Rio Neveri 3 siècles plus tard

Un peu plus en amont en approchant de la mission..
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Re: Mission SAN JUAN du Rio Neveri

le Sam Juin 24 2017, 15:05
LES CUMANAGATOS DE LA MISSION EN 1661


Le quartier Cumanagatos




Ti-Ripu (nom de baptême Frederico)
Indien Rep 5, bagarreur, force de la nature


Considéré comme un grand chef par son village mais aussi les villages voisins, il a du affronter nombre de danger au cours de son règne, les catalans installés en aval, les hollandais trafiquant le sel, les pirates ... Sa bravoure est telle qu'on raconte qu'il a tué un jaguar à mains nues alors qu'il n'était âgé que d'une dizaine d'année.


M'Ona (nom de baptême Lisa)
Indien Rep 3, avorton


Première épouse de Ti-Ripu, le couple a trois enfants.


I'ta (pas encore baptisée)
Indien Rep 3, avorton, œil de faucon

Seconde épouse de Ti-Ripu, le couple a deux enfants.


Les cousins (de gauche à droite : Utapan, Uta, Kiriwa), issus du même groupe familial.

Uta
Indien Rep 4, poltron

Kiriwa
Indien Rep 3

Utapan
Indien Rep 4, œil de faucon

Chasseur pêcheur de la trib, Utapan, vient de terminer son modeste séchoir à poissons. Il a récemment attrapé de nombreux piranhas, des Serrasalmus Neveriensis, espèce endémique du Rio Neveri. [/i]



Pacu (fils de Utapan)

Il n'a pas eu de chance, c'est l'une des dernières victimes d’Aipajawa, le jaguar rodant aux abords de la mission.


24 Septembre 1661 : Les cumanagatos organisent dans leur quartier une veillée funèbre en l'hommage de Pacu, fils d'Utapan, déchiqueté par un jaguar alors qu'il allait récolter des feuilles de coca. Pour l'occasion, Utapan est parti pêcher sur le Rio Neveri et est revenu avec un caïman :



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Re: Mission SAN JUAN du Rio Neveri

le Dim Juin 25 2017, 14:14
ANIMAUX


Ba'iu et Ku (espèce Oophaga pumilio : Dendrobate fraise)
Civil, Rep 3, avorton, poltron, réactif

Les deux grenouilles de compagnie du chef Ti-Ripu, les cumanagatos considèrent les grenouilles comme sacré, ils peuvent même en adopter comme animal de compagnie. (Rodriguo se demande encore pourquoi il vient d’inscrire cela sur son inventaire)


Aipajawa
Auxiliaire Rep 5, bagarreur, rapide, réactif

Depuis qu’il a goûté à la chair humaine, ce jaguar ne quitte plus les environs de la mission, de sorte qu’il constitue une menace tout autant qu’une protection. La tradition mentionne que le jour ou Pacu fut dévoré, il avait abusé de la coca, et que dès lors Aipajawe y aurait pris grand goût, ce qui , outre les interdictions du roi-planète, pousse désormais les cumanagatos de la mission à la plus grande prudence quant à son usage...
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Re: Mission SAN JUAN du Rio Neveri

le Jeu Juin 29 2017, 12:50
CONTES ET LEGENDES DU RIO NEVERI


La sirène du Cap El Morro

Le Cap El Morro, situé au nord de Nuevo Barcelona est réputé pour les naufrages de navires. Beaucoup occasionne cela aux forts vents mais des légendes circulent depuis quelques temps au sein des équipages, dans les tavernes de marins et les ports de petites villes de la région. On raconte qu'une hideuse sirène habite le cap El Morro et qu'elle charme les marins par sa voix douce et mélodieuse. L'équipage immobilisé  est alors incapable de diriger le navire qui fonce inexorablement vers les récifs. La sirène charge ensuite les rescapés et les dévore à l'aide de ses crocs acérés.


Récemment, cette légende resurgit dans la région, notamment à la suite du naufrage du navire contrebandier : le Stapels Zout. En effet, un certain Laurenzo DelArde, florentin ayant servi sur le navire contrebandier, sous les ordres de Van Den Brick, ne cesse de répéter à qui lui offre à boire que la sirène a dévoré son équipage et que le fourbe Van Den Brick a passé un marché avec elle. Fort heureusement, le brave DelArde a pu fuir à ce moment là.

La reconstitution du naufrage par DelArde



...Je fais une petite pause sur la mission, j'ai bcp moins de temps en ce moment.
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FLUSH
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Re: Mission SAN JUAN du Rio Neveri

le Jeu Juin 29 2017, 14:00
Ciel, une sirène! Ca sonne comme un appel à venir voir ça de plus près! ❤
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Re: Mission SAN JUAN du Rio Neveri

le Jeu Juin 29 2017, 16:59
Mais elle t'attend ^^ toute seule sur son rocher.

Bon après, elle est particulièrement laide la bougrette
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Hadrien
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Re: Mission SAN JUAN du Rio Neveri

le Jeu Juin 29 2017, 19:56
Haha excellent le concept !

Mais c'est vrai que cette sirène elle est mi-thon ; mi-morue !
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FLUSH
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Re: Mission SAN JUAN du Rio Neveri

le Jeu Juin 29 2017, 20:18
"Bon après, elle est particulièrement laide la bougrette "

Je m'en fous, c'est pour manger: :face:
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Friedrich
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Re: Mission SAN JUAN du Rio Neveri

le Jeu Juin 29 2017, 23:22
J'ai refais une petite beauté au sujet..avec quelques ajouts..que les lecteurs attentifs sauront dénicher. En tout cas ça mérite grandement d'être revu zé relu! ...super boulot Dim!..on se régale :D
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Re: Mission SAN JUAN du Rio Neveri

le Ven Juin 30 2017, 12:25
Super boulot églt Friedrich pour toutes tes recherches sur la région de la mission, qui m'ont inspiré telle ou telle création, ou bien tel ou tel personnage^^ J'ai bcp apprécié travailler sur cette mission, et j'ai hâte qu'elle soit utilisée dans le jeu^^
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Re: Mission SAN JUAN du Rio Neveri

le Jeu Aoû 17 2017, 20:09
Maj dans la partie PRODUCTION, je le laisse ici qq jour puis je le remonterais dans le descriptif principal :

Début Octobre 1661, le père Luiz est heureux d'inaugurer, devant les pensionnaires européens de la mission, le nouveau four de potier et la première série de poterie réalisée par les cumanagatos sous sa supervision. Avec beaucoup de fierté il exprime sa gratitude au père Esteban sans qui ce projet n'aurait pas vu le jour. Il se targue même de nommer ces poteries, si caractéristiques des anciennes croyances cumanagatos ; puisqu'elles représentent des grenouilles de la fertilité ; l'art Cumana-juanesque ! Il espère créer là une source de revenu pour la tribu mais aussi la mission.





Tandis que l'intendant Rodrigo Saluste examine étrangement les caisses réalisées pour transporter les poteries, la señora Dolores ne peut s’empêcher de remarquer l'attribut quelque peu non chrétien des poteries zoomorphes. Le père Luiz répond que c'est la bonne innocence des sauvages et qu'il ne peut se résoudre à leur ôter.

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Re: Mission SAN JUAN du Rio Neveri

le Sam Sep 16 2017, 14:10
Le soleil est maintenant haut. Les deux amis se promènent le long du Rio Neveri.

Les semaines qui ont précédé ont été reposantes. Les Indiens, de moins en moins méfiants. Et les Indiennes... Moins rares.

A partir de la dernière semaine de décembre, pourtant, le rhum est venu à manquer... Et le temps s'y fit plus long. Jusqu'à ce que le désœuvrement commence à leur peser, on aimerait repartir... Si ce n'était Bennett qui voulait toujours attendre, sûr qu'ils auraient su convaincre la Roussote.

> P'tain, y a pas une taverne dans ce trou!

> Z'est que, l'ami Louys, le bon Tieu zemple izi règner tu lundi au timanche!

Le pilote allait souffler, quand, dans le dos du médecin de bord, il aperçoit ce qu'il espérait trouver depuis des lustres...

> Hans Peter, 'garde-moi ce bougre: t'as vu ces yeux?

> Ach! Tu régardes les zyeux des bougres maintenant! Tu n'a pas assez de ta bougresse?

> 'Déconne pas: je cherche ni bougre ni bougresse, la Bougie me suffit! Je dis: ce bougre-là, avec ces yeux-là, il m'est avis qu'il sait ou boire un coup, ou dix!

Les deux hommes suivent l'Indien qui va d'autant plus titubant qu'il est peu rassuré pas la présence des deux flibustiers à son train... Ils forcent le pas, et finissent par le rattraper. Ni l'un, ni l'autre, évidemment, ne parle cumanagato. Mais Louys, avec ce qu'il sait de caraïbe et arawak appris de la bouche de sa compagne, se lance dans un charabias qui doit se pouvoir entendre par le Cumanagato apeuré...

> Toi! Plaisir! Bon journée. Nous toi moi amis! Lui moi nous boire ce que toi comme tes yeux! Où? Où être boire toi comme tes yeux? Plaisir? Vouloir perle? Oh! Belle perle! Regarde! Boire comme tes yeux : NOUS, et .... Oooooh! Belle fesse ronde perle comme: TOI! Oui?

> Che ne zuis pas zûr qu'il combrenne.

> J'sais pas, il a l'air complètement rogné...

> Laisse-moi lui demander!

> Non, Hans-Peter, cette fois, pas de "Nous avons les moyens de vous faire parler!"

Il se tourne à nouveau vers l'indien, lui sourit, insiste:

> Boire comme tes yeux : NOUS, et .... Oooooh! Belle fesse ronde perle comme: TOI! Oui? Merci toi, perle... Deux perles, une paire belles fesses rondes perle comme: à toi. Oui?
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Re: Mission SAN JUAN du Rio Neveri

le Sam Sep 16 2017, 15:35
Salle des missionnaires, Mission de San Juan, Décembre 1661, tard dans la nuit

Le père Esteban et le père Luis se concertent sur les affaires de la mission.
Le père Esteban :

_ Ne trouvez vous pas les cumanagatos plus épanouis ces derniers temps, mon frère ? La proximité de ces visiteurs doit en être une des causes, je vous l’ai toujours dit, les échanges dans la fraternité et la paix sont propices à l’épanouissement devant dieu !

_ Mmmh oui, frère Esteban, probablement. Ma foi, je me demande tout de même où sont fourrés deux des cousins, ils ne se montrent plus aux champs ces derniers temps ! M’est avis qu’ils se sont encore acoquinés avec quelques traine-la-patte de chez nos visiteurs. Et je n’ai pas de nouvelles non plus de Utapan, il est sans doute encore en train de traquer la bête.

_ Mmh.

_ Il était très peiné de la destruction de ces mousquets, nous aurions pu en garder au moins un, frère Esteban.

_ Hors de question, ces engins infernaux n’ont pas leur place ici ! Nous sommes au milieu du paradis d’eden voyons mon frère.

_ Certes, certes … mais tout de même, un petit mousquet pour nous protéger, ne serait ce que du félin qui a tué le petit d’Utapan ..

_ Non, non. Ma foi, mon frère, vos démons de votre autre vie vous tentent à nouveau, combattez le malin !

_ Certes, certes …

_ Changeons de sujet, voulez vous bien ? Vous avez entendu la somme proposée pour les caisses de poteries de nos chers amis cumanagatos. Ma foi je n’aurai jamais cru qu’elles se vendent. Certes, je n’ai guère de connaissance avec les valeurs et marchandises temporelles mais je suis tout de même surpris !

_ Certes … Il faut croire que ces images ont quelque … attrait … dans le nouveau monde.

_ Ces cumanagatos sont si innocents, ne trouvez vous pas ? Ma foi, plus rien ne me surprendra, c’est l’ami Saluste qui doit être content.

_ Il ne se plaint pas. Il s’est d’ailleurs empressé d’offrir personnellement une poterie de la meilleure facture pour chacun des chefs de nos visiteurs. Van Den Brick m’a confié qu’il a rougit comme une pivoine lorsqu’il en a tendu une à la dame.

Esteban se fendit d’un petit rire.

_ Avec cette rentrée d’argent nous pouvons envisager la construction du mausolée du père Mantequilla ainsi que la perspective de réussite de notre autre projet. La nouvelle main d’œuvre pourra s’avérer utile, ils ont tous demandé asile, et deux sont intéressés pour rejoindre l’ordre.

_ Parfait, mon frère, parfait.

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Re: Mission SAN JUAN du Rio Neveri

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